Ringard ?

Démarré par JPaul, 12 Octobre 2026 à 23:05:12

« précédent - suivant »

JPaul

D'accord, Czeslaw Niemen , c'est de la génération ancienne, mais je pensais que la génération des cinquantenaires  polonais le  connaissait plus que cela. ( un peu comme J. Hallyday, en France). Je dis cela , car pour montrer qui était le personnage à un pote français ( en tout cas comment il chantait ) je lui avais envoyé la vidéo que j'avais faite et publiée ici,qui avait été traduite en français en sous-titre  et illustrée par des tableaux que j'avais fait. La chanson était " WSPOMNIENIE" d'après un poème de Julian Tuwin. Ceci pour l'anecdote. Comme ce pote français a des voisins polonais ( un couple et 2 grands ados), il leur a  fait voir et écouter cette vidéo : croyant que cela leur dirait quelque chose et qu'ils pourraient en discuter, vu qu'ils habitaient avant  en Pologne : La dame ( je cite mon pote)"  selon elle s'était très ancien et pense avoir déjà entendu parler du chanteur "  ! Le mari n'a pas trop réagi non plus !
 Je pensais pas être si vieux...
Donc doit on considérer   Czeslaw Niemen, comme Ringard, même s'il est décédé, passé aux oubliettes d'une époque révolu plus portée au polo-disco actuellement . Même si le couple , ayant des ados d'une vingtaine 'années, a entre 40 et 50 ans  ! Alors que même une de ses chansons est devenue  " l'hymne" de l'équipe de foot de Varsovie ! 

Vendôme

Voilà le bonhomme !


Czeslaw Niemen était un des artistes les plus célèbres de la Pologne, et mondialement connu (il a beaucoup enregistré en anglais) dans les années 1960 à 2000. Au début de sa carrière en 1962 il avait 23 ans. Le couple mentionné par ton pote ne devait même pas être né.

De surcroît, apprécier la musique de Niemen nécessitait une certaine culture musicale et poétique. Outre sa voix, il jouait du piano (acoustique et Fender), du synthétiseur Moog, de l'orgue, et de la basse Moog... on est loin de J.  Hallyday !

À mon goût, son plus bel album est Mourings' Rhapsody, enregistré aux USA en 1974 (sortie RFA 1974, Angleterre 1975 et USA 1976)... un chef-d'œuvre.

Mais la version polonaise est plus abordable
Rhapsodie funéraire à la mémoire de Bem (paroles de Cyprian Kamil Norwid) Le poème  est dédié
à la mémoire de Józef Bem, héros de l'Insurrection de novembre. Pour le poète, il symbolisait les
 vertus militaires et civiques, ainsi que les valeurs morales. Le poème fut écrit en 1851, quelques
mois après la mort du général.

Moins connu que Kosciuszko ou Dabowski, Józef Zachariasz Bem (en hongrois : Bem József,
en turc : Murat Pacha) : 14 mars 1794, Tarnów – 10 décembre 1850, Alep, était un général polonais,
un pacha ottoman et un héros national de Pologne et de Hongrie



La traduction est un art et un compromis
Tłumaczenie jest sztuką i kompromisem

JPaul

Merci pour les précisions. C'est quand même bizarre que ce couple de Polonais semble faire fi du chanteur, même s'ils sont d'une autre époque, ils devaient avoir une quinzaine d'années dans les années 1980-90 et Niemen était encore bien présent et même plus tard et ce n'était pas une vedette confidentielle ! Que peuvent en penser des quinquagénaires de Pologne, actuellement ?  En tout cas l'explication de votre Sérenité , m'a permis d'en apprendre plus sur la " Rapsodie" en hommage à Joseph Bern. ( j'ai l'Album ENIGMATIC vinyl 33 tours, acheté en 1971 n Pologne, où il interprète la chanson S'en en avoir capté le pourquoi, à l'époque. Ceci m'a permis aussi de me pencher sur cette période du XIX ème siècle, des rapports de la Turquie  avec les polonais luttant ensemble  contre les Russes. J'ai découvert ainsi  que suite à la défaite devant les Russes, des Polonais se sont réfugiés en Turquie et qu'un lieu d'accueil leur avait été donné par les autorités musulmanes et les pères Lazaristes, dans la partie asiatique de la Turquie Ce village existe toujours  et porte le nom turc de Polonezkoy . Une quarantaine  de descendants polonais y vivent toujours  (5ème génération), sur plus de 200 au départ parlant polonais ( comme celui du 19ème siècle ),une église catholique dédiée à ND de Czestochowa a été construite, non loin de la mosquée et qu'un cimetière " polonais" avec des croix existe toujours, bien entretenu. Le village est devenu touristique et c'est en principe ces polonais qui tiennent les restos et les hôtels du coin, s'adaptant aux coutumes traditionnelles locales en faisant par exemple des pierogis à la viande de boeuf, et non au porc pour des raisons évidentes;

On en apprend tous les jours et tout ça en partant de Czeslaw Niemen.     

Vendôme

La traduction est un art et un compromis
Tłumaczenie jest sztuką i kompromisem