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Le premier magazine francophone consacré à la Pologne
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1989 - 2009: La Pologne enfin libre !

Introduction

Décembre 1970

Création du Kor

Aout 1980

Le 24 août 1989 Tadeusz Mazowiecki, une des principales figures de l'opposition intellectuelle polonaise est investi officiellement à une écrasante majorité premier ministre.
C'est le début d'une liberté retrouvée, liberté perdue en 1939 avec l'invasion conjointe de l'Allemagne nazie et de la Russie communiste.

Si la fin de la guerre a été une délivrance pour de nombreux pays, il n'en a pas été de même à l'est de l'Europe où une autre occupation débutait.

La Pologne, entourée de puissants voisins, souvent partagée, occupée avait pourtant retrouvé son indépendance en novembre 1918. Vingt ans plus tard, le rêve était fini. Il faudra attendre encore cinquante ans, cinquante ans de luttes, de combats, de sacrifices pour obtenir ce qui devrait être un dû pour chaque homme de cette terre: La liberté.
Cette liberté n'a pourtant pas été acquise d'un coup de baguette magique. Quels sont donc les principaux évènements qui ont mené les Polonais sur le chemin de la liberté ?

Nous pouvons citer sans aucun doute et dans un premier temps, Décembre 1970 et ses grèves, la création du KOR en 1976, Août 1980 et les grèves de Gdansk qui ont abouti à la création de Solidarnosc, ce jour maudit du 13 décembre 1981 avec la déclaration de l'état de siège par le général Wojciech Jaruzelski, cette journée du 11 décembre 1983 où Walesa reçu le prix Nobel de la paix et bien sûr la fameuse table ronde de février 1989.

En effet, le 5 avril 1989, avec l'aval de Gorbatchev, le général Jaruzelski et les dirigeants de Solidarnosc signe un accord historique durant la fameuse "Table Ronde": pour la première fois depuis 1946, des élections libres seront organisés en Europe de l'Est.
Cette liberté serait contrôlée et limitée dans sa portée. Le "modèle" testé en Pologne doit être celui d'une réduction, mais aussi d'une protection provisoire de l'hégémonie du parti communiste. Solidarnosc concède 65 % des 460 sièges de la Diète au Parti et à ses satellites, en s'engageant à ne pas leur opposer de candidats. La seconde chambre, le Sénat, composé de 100 sièges, ferait l'objet d'une véritable compétition: mais le rôle du Sénat est limité au pouvoir de refuser les lois votées par la Diète. Pour briser l'éventuel veto du Sénat, la Diète devrait rassembler les voix des deux tiers de ses membres.
Le Parti devrait donc négocier avec l'opposition, incarnée par Solidarnosc, les points les plus importants de son programme de gouvernement. Ainsi la Pologne était censée s'engager dans une très délicate transition contrôlée, dans une phase inédite de partage virtuel du pouvoir, prévue pour quatre ans ( au-delà desquels les élections aux deux chambres seraient entièrement libres ).

Mais les événements vont s'enchaîner rapidement les uns après les autres.
Le 9 novembre, le Mur de Berlin, symbole du Rideau de Fer, tombe. En décembre 1989, Vaclav Havel est élu à la présidence de la République tchécoslovaque, juste avant que la Hongrie mette fin à la République socialiste en mars 1990. Le 9 décembre 1990, Lech Walesa est élu à la tête de la Pologne.
A cela, il ne faut pas oublier d'associer bien sûr, l'élection de Jean Paul II le 16 octobre 1978, le premier pape slave de l'histoire et le premier non-italien depuis Adrien VI en 1522.

Pendant ces quelques mois, nous allons essayer modestement de vous parler de cette Pologne moderne, de cet incessant combat pour la liberté.
A ceux qui pourraient nous dire, en pleine crise économique, que ce combat n'a servi à rien, nous ne pouvons que leur citer les paroles de Jean Paul II : « le peuple a le droit de jouir de ses libertés fondamentales, même s’il commet des erreurs dans l’exercice de celles-ci »

A suivre .....







 



 

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